L'auteur des poèmes ci-dessous, dans un excès de modestie, m'a interdit de donner son nom. C'est dommage, mais si ces poèmes vous plaisent, envoyez-moi un mail et je ferai suivre...

Bonne lecture !



La prison de tes yeux à jamais me rend fou
Comme un fantôme errant qui me suit et me hante
Toute ma vie dépend de ta foi persistante
Inconstant avenir qui rend nos jours moins doux

La chaleur de tes mains déposées dans mon cou
Me transporte de joie vers tes lèvres brulantes
Ma passion est si forte qu'elle en oublie l'attente
De la fin d'un rêve qui rend notre amour flou

Le doux son de ta voix apaise mes colères
Ma flamme tourmentée continue, persévère
Je suis comme un oiseau qui chante jusqu'au soir

Ton visage angélique comme une douce étreinte
A tous mes nombreux maux semble porter atteinte
Et je me meurs d'ennui en voulant te revoir

(20 Janvier 1993)



Pourquoi ne pas chanter quand au fond de mon coeur
Vogue l'image tendre et douce d'un baiser
En un coin de rue furtivement echangé
Qui pour toute une vie me remplit de bonheur

Pourquoi ne pas danser quand pour un seul quart d'heure
La présence effrontée de sa tendre moitié
Chacun peut tout a coup la terre remuer
Et pour quelques instants éteindre ses rancoeurs

Pourquoi crier toujours alors que chacun sait
Ce que l'amour détruit et ce que l'amour fait
Tu étais mon passé, tu seras mon futur

Pourquoi faire souffrir par des mots ou des gestes
Des sentiments cachés ressurgissent les restes
La mesure en amour est d'aimer sans mesure

(19 Juin 1993)



D'un simple sentiment au désir le plus fou
N'existe qu'un pas, un regard ou un silence
Pour unir nos deux corps et réveiller nos sens
En un acte sacré si parfait et si doux

Protéger son amour et devenir jaloux
Redouter l'adultère, repousser les avances
Prouver aux infidèles l'indéniable puissance
De l'amour éternel, pur et tendre bijou

Aujourd'hui, sonnent les cloches, brûlent les coeurs
Sur les charbons ardents du chemin du bonheur
A tous les amoureux, le ciel enfin sourit

Leur offre la joie, la chance et l'éternité
Afin que de leur vie ne cessent de s'aimer
Ceux que dix ans plus tôt l'amour avait unis

(24 Juin 1993)



Est-il si difficile de comprendre les choses
Qu'expriment les paroles et surtout les regards
Quand les yeux dans les yeux nous essayons de voir
Quels sentiments profonds dans nos deux coeurs reposent

Les êtres qui s'aiment le silence indispose
L'indifférence approche et combat leur espoir
D'être seuls à jamais dans le vide et le noir
D'une vie immortelle où tel amour s'impose

Ma vie n'aurait plus rien, ni de sens ni de goût
Si très loin de moi tu décidais d'un coup
Pour toujours de partir sans penser et sans même

Laisser quelque chose, une trace, un souvenir
Alors que tout en toi parle encor d'avenir
Quand dans ton coeur sonne l'écho de mes "je t' aime"

(28 Juillet 1993)



A l'abri dans tes bras je me sens protégée
Du malheur, de la haine, aucun d'eux ne parvient
A atteindre mon coeur prisonnier d'un parfum
Ençorcellant mon âme vaincue, déroutée

Retenue loin de toi je ne peux que rever
La douceur de ta peau, la chaleur de tes mains
Liant et déliant nos divergents chemins
De te quitter toujours, je me vois obligée

Il suffirait pourtant d'une vie, d'un moment
Afin que de ma peur je puisse doucement
Me libérer enfin, oublier ma pudeur

La nuit m'emporte en elle et je la suis, docile
Mes pensées sont pour toi une preuve facile
De l'amour que je porte à faire ton bonheur

(29 Juillet 1993)



Me pardonneras-tu les larmes que je verse
Quand dans tes bras parfois je sens étrangement
Ton regard dans le vagues, à d'autres lieux rêvant
Ton sourire distant qui toujours me transperce

Tes paroles, tes mots me touchent, me renversent
Me rappellent sans cesse les souvenirs brûlants
Laissés au fond de moi une nuit de St-Jean
Qui depuis plus d'un an m'effraient, me bouleversent

Je ne pourrais te dire quels soupirs, quels doutes
Poussent à exprimer en ce jour la déroute
D'une âme en perdition, aux émois trop sensible

Est-ce encor cette peur de mal faire, pouvoir
Ce que tu attendais un instant décevoir
Provoquer la rupture pour moi si terrible

(30 Juillet 1993)



Je ne pouvais te dire les tourments de ma vie
Mes erreurs, mes faiblesses aujourd'hui oubliées
Les douleurs qui te touchent je ne peux effacer
Et ton âme toujours en restera meurtrie

J'aimerais tant pouvoir par un tour de magie
Les crevasses profondes de ton coeur déchiré
D'un geste, d'un regard, au moins atténuer
Afin de ton sourire être encore éblouie

Que revienne la joie, la confiance et l'amour
Dans tes mains dont je n'ose arrêter le parcours
Qui brûlent sur ma peau, braises non attisées

Je rêve de tes yeux, de tes lèvres et ton corps
Où lovée tendrement je trouve le confort
D'un silence sans fin que je ne peux briser

(9 Septembre 1993)



Quelles sont donc ces peurs qui nous assaillent un jour ?
Quand se rapprochent deux corps mais aussi deux coeurs
Premiers pas qui s'enchainent pour aider le bonheur
Dans nos âmes présent, à y rester toujours

Les paroles, les gestes redonnent l'ampleur
A ces rapports humains dont on oublie parfois
Que l'amour en est maître et qu'il n'est pas de loi
Qui régisse cet acte où règne la douceur

Mais comment clairement exprimer les envies
Les signes, les regards ne sont que courts répits
Repoussant un dialogue qu'il faudra entamer

Etre pudique soit, mais il faut reconnattre
Cette complicité qui unit tous les êtres
Qui comme nous partagent cette intimité

(18 Octobre 1993)



Un jour je t'ai cherché
Un jour je t'ai croisé
Un jour tu m'as parlé
Un jour tu m'as aimée

Une nuit je t'ai accueilli
Une nuit je t'ai attendri
Une nuit tu m'as convertie
Une nuit tu m'as ébahie

Un an nous avons partagé
Un an nous avons apprécié
Un an nous nous sommes aimés

Une vie de bonheur je te veux garantir
Une vie de tendresse à deux, la parcourir
Ma vie et mon amour enfin, te les offrir

(24 décembre 1996)



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